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Atelier 22

Thématique(s)

Urbanisme , mobilités et ambiances sonores

Horaire

Mercredi 25 novembre 2026 / 09h00-10h20

Salle

Non attribuée

Bruit et vibrations au voisinage des infrastructures ferroviaires (partie 2)

Description :


Atelier animé par :

Intervenants :

Jean-Philippe REGAIRAZ

Résumé : Evolution des niveaux sonores des circulations ferroviaires : objectivation et perception

Les caractéristiques du matériel roulant sont en constante amélioration. Une réduction importante du bruit de circulation a notamment été apportée par le remplacement des semelles de frein en fonte par des semelles de frein en matériaux composites sur les trains non freinés par des disques. Lors du freinage, les semelles en matériaux composites ont l’avantage de créer moins d’aspérités sur la roue que ne le font les semelles en fonte, ainsi la roue est moins rugueuse, ce qui réduit le bruit de roulement lié au contact roue-rail, sur l’ensemble du parcours du train et non dans les seules zones de freinage. 

Des diminutions de bruit comprises entre 8 et 10 dB(A) ont ainsi été objectivées par des mesures. Elles sont loin d’être anodines puisqu’une baisse de 10 dB(A) correspond à une sensation de « deux fois moins de bruit » pour l’oreille. L’évolution n'a malheureusement pas toujours été perçue par les riverains, le remplacement du matériel voyageurs et fret ayant été fait de façon très progressive.

L’amélioration des voies (généralisation de longs rails soudés en supprimant les joints entre sections de rails, remplacement de traverses bois par des traverses en béton, …) a également permis de réduire le bruit de roulement, principale source du bruit ferroviaire aux vitesses de circulation classiques.

Les gestionnaires d’infrastructure sont responsables du niveau sonore en façade des riverains, avec une obligation de résultat sur la durée de vie de l’infrastructure. Les mesures prise pour limiter l’impact sonore doivent être efficaces, objectivables et perçues par les riverains, tout en restant compatibles avec les demandes croissantes de mobilité formulées par les Autorités Organisatrices des Mobilités, dans un contexte de décarbonation des mobilités.

Des illustrations des gains acoustiques obtenus seront présentées (mesures, cartes de bruit, évolution du classement sonore, …) et confrontées à la perception des riverains des voies ferrées.

Corinne FILLOL

Responsable du Pôle d’ingénierie en Acoustique et Vibrations - Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP)
Résumé : Le permis de construire à l’épreuve du rail : Conjuguer sommeil, confort et mobilité ferroviaire

Résumé disponible prochainement

Matthieu SINEAU, Guillaume LEMAITRE

Responsable Pôle d'Études BRUITPARIF, Chef de projet confort & perception Pôle Attractivité & Sécurité Direction de la recherche chez SNCF
Résumé : Etude GENIFER - Améliorer la connaissance sur les facteurs acoustiques de la GENe Instantanée due au bruit ferroviaire

La Loi d’Orientation des Mobilités a demandé d’introduire dans la réglementation des indicateurs de gêne du bruit ferroviaire prenant en compte des critères d'intensité et de répétitivité en lien avec les pics générés par les circulations ferroviaires, les indicateurs réglementaires actuels de type énergétiques traduisant mal cette spécificité. L’étude de faisabilité GENIFER (Améliorer la connaissance sur les facteurs acoustiques de la GENe Instantanée due au bruit FERroviaire) s’est inscrite dans ce contexte en visant à mieux comprendre les facteurs acoustiques impliqués dans la gêne exprimée vis-à-vis du bruit généré par le trafic ferroviaire, par l’élaboration et le test sur le terrain d’un protocole d’enquête et de recueil de données. L’enquête a été conduite sur un site pilote à Savigny sur Orge (91) en deux phases. Une première, menée en 2023 a permis de recueillir, auprès de 60 riverains, 4 316 notes de gêne instantanée au passage de trains via une télécommande connectée. L’instrumentation du site (2 capteurs experts, 14 sonomètres, 2 caméras) ainsi que sa modélisation acoustique, ont permis d’associer à ces notes de gêne les caractéristiques des pics de bruit ferroviaire. Un questionnaire destiné à préciser les co-déterminants de la gêne a également été administré aux participants. Une seconde phase d’enquête, menée en 2024 au domicile de 33 des participants initiaux, a évalué leur gêne instantanée ressentie à l’écoute au casque de 11 échantillons sonores de trains représentatifs du trafic ferroviaire local. L’étude a permis de développer un dispositif de consignation de la gêne instantanée liée au bruit ferroviaire et un protocole d’enquête opérationnels et bien acceptés des participants. Les résultats montrent que les indicateurs acoustiques agrégés (comme le LAeq et les NAx) sont significativement associés à la haute gêne de long terme (HA), bien que les facteurs non-acoustiques (contextuels et individuels) restent prépondérants. Des modèles statistiques ont permis de tester l’effet de différentes variables sur la note de gêne instantanée. D’après les résultats, quatre variables interviendraient préférentiellement dans l’explication de la note de gêne instantanée. Les deux premières sont d’une part l’énergie sonore globale du pic de bruit bien décrite par le descripteur SEL (ainsi que par le descripteur LAmax qui lui est généralement assez fortement corrélé), et d’autre part la typologie de gêne de long terme exprimée par le participant vis-à-vis du bruit (combinaison de sa note de gêne de long terme et de son taux déclaré de perturbations dans les activités). Les deux autres variables qui semblent influer significativement sur la note de gêne instantanée sont l’ordre dans lequel les trains se succèdent ainsi que la différence de niveau de bruit entre deux trains consécutifs. L’étude a également montré que les deux méthodes d’évaluation de la gêne instantanée, au moyen de la télécommande en conditions réelles, et au moyen d’écoutes d’échantillons sonores, donnaient des résultats très différents. L’étude a enfin émis des recommandations pour une réalisation à plus grande échelle. Ces recommandations portent notamment sur le mode de recrutement, l’optimisation des questionnaires, le choix des sites, l’organisation et le mode de collecte des notes de gêne.